Premières Rencontres Nationales de l’Inclusion par le Sport : plus de 400 personnes réunies

C’était l’événement du premier trimestre 2022 pour l’ANPSS ! Le 9 mars dernier, ce ne sont pas moins de 400 personnes qui étaient présentes à l’Espace associatif des Doucettes de Garges-Lès-Gonesse, pour assister aux Premières Rencontres Nationales de l’Inclusion par le Sport. Un rassemblement attendu, dont l’objectif, au-delà de promouvoir la performance sociale du sport, était surtout de parler d’un projet : l’engagement de 7 fédérations (Athlétisme, Badminton, Basket, Boxe, Judo, Tennis de table et Clubs Omnisports) pour l’inclusion par le sport.

Pour cela, l’ANPSS et le consortium des 7 fédérations ont présenté ce jour un programme inédit d’inclusion sociale, inscrit dans le cadre du Plan d’Investissement Compétence (PIC). Ce programme a pour objectif d’accompagner dans les deux prochaines années près de 1200 jeunes issus des QPV vers l’emploi, sur 11 territoires prioritaires. Un projet ambitieux, qui peut servir de catalyseur pour le domaine de la Performance Sociale du Sport !

C’est donc dans ce cadre que l’ANPSS, en partenariat avec la ville de Garges-lès-Gonesse, a pu mettre en place ce grand événement. Parmi les personnes présentes, Elisabeth Borne, Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Roxana Maracineanu, Ministre déléguée chargée des Sports, Benoit Jimenez, Maire de Garges-lès-Gonesse, Philippe Rio, Maire de Grigny (élu meilleure maire du monde, véridique !), Thibaut Guilluy Haut-Commissaire à l’Emploi et à l’engagement des entreprises et Carine Seiler, Haut-Commissaire aux Compétences, des représentants associatifs et aussi des directeurs généraux d’entreprises qui s’investissent dans l’inclusion par le sport, comme le Crédit Agricole ou Décathlon. En bref, du beau monde !

La première partie de l’événement était surtout consacrée aux discours : c’est ainsi qu’ont pu défiler sur scène les ministres, les maires, les représentants d’associations, les directeurs généraux, mais également des jeunes inscrits dans des associations sportives. Les élus et responsables politiques, entrepreneuriaux et associatifs ont pu parler, ou échanger, à propos de leur engagement dans la cause de l’inclusion sociale par le sport. Les jeunes ont eux livré leurs témoignages, et raconter comment leurs parcours de vie avaient été influencés par les associations dans lesquelles ils pratiquent leurs sports.

Les adhérents de l’association roubaisienne Parkour59 ont également pu faire une démonstration de parkour et faire découvrir ce sport urbain aux participants de cette journée. Le Boxing Club de Garges a quant à lui installé un ring de boxe dans la salle, permettant aux jeunes du club de monter sur le ring avec les ministres présentes.

Enfin, la journée s’est clôturée par un moment d’échange entre les participants autour d’un buffet dans une ambiance conviviale.


L’ANPSS, lauréat du PIC

Coordonnées par l’ANPSS, 7 fédérations sportives ont remporté un appel à projet PIC (Plan d'Investissement dans les Compétences) « 100% inclusion » lancé par le Ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Ce sont ainsi les fédérations françaises de Judo, Basketball, Boxe, Badminton, Tennis de table, Athlétisme, et des Clubs Omnisports, qui ont choisi de se mobiliser et de dédier une partie de leurs moyens et de leur volonté pour les jeunes et leur avenir.

Ces structures se sont ainsi lancées dans une grande mobilisation pour les jeunes des QPV, avec un projet d’inclusion sociale et professionnelle à l’échelle nationale, qui débutera courant 2022.

Le projet est né d’un diagnostic simple : la crise sanitaire a eu un lourd impact sur le taux de chômage des jeunes de 18 à 25 ans, qui a atteint 21,8% en 2021. Le nombre de jeunes au chômage a effectivement augmenté de 16% en à peine 1 an. Pire, les jeunes résidents en QPV ont été deux fois plus touchés par cette vague de chômage.

L’objectif du dispositif est multiple : engager les clubs sportifs comme véritables acteurs de l’inclusion, permettre la remobilisation et l’insertion professionnelle des jeunes grâce au sport, et créer une dynamique locale d’insertion par le sport avec les partenaires institutionnels. De manière générale, il s’agit de solidifier le maillage d’un réseau associatif déjà bien ancré et bien développé dans l’ensemble des territoires du pays, qu’ils soient urbains ou ruraux. En témoignent les 17 000 clubs et les plus de 3 millions de licenciés affiliés à ces 7 fédérations.

Concrètement, ce sont 37 clubs, répartis sur 15 territoires identifiés sur 10 régions qui bénéficieront de ce programme, soit 1 170 jeunes qui seront accompagnés sur la durée complète du parcours. L’objectif est qu’au moins 50% des jeunes qui seront accompagnés aient trouvé un débouché (emploi CDI/CDD, formation, entrepreneuriat) à l’issue de ce parcours.

Un projet d’une telle ampleur est une grande première ! Il associe plusieurs fédérations sportives ainsi que des experts de l’inclusion par le sport. Il permettra sans conteste de développer un « levier d’accroche » efficace pour toucher les jeunes des QPV, pour instaurer un dialogue, des relations durables, pour les aider, et contribuer à construire leurs parcours professionnels.

Pour concrétiser cela, l’ANPSS rassemblera le 9 mars, à Garges-lès-Gonesse, les « Premières Rencontres Nationales de l’Inclusion par le Sport », où seront présents de multiples acteurs de l’inclusion par le sport, mais aussi la Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, ainsi que la Ministre déléguée chargée des Sports.


L’ANPSS lance sa campagne d’adhésion pour l’année 2022 !

Après une première année d'existence riche en activités, et ce malgré les contraintes sanitaires, l'ANPSS lance sa campagne d'adhésion pour l'année 2022.

Forte d'un réseau de 64 membres (associations, fédérations, collectivités locales, entreprises), l'Association Nationale de la Performance Sociale du Sport a su mener à bien les différentes missions qu'elle s'était fixée pour l'année 2021, notamment en mettant en place les webinaires mensuels, en créant le projet 100% inclusion avec le consortium de fédérations, ou encore l’instauration de Service Civique pour des associations adhérentes.

L’ANPSS souhaite cependant continuer sur cette lancée et accroitre son développement, ce qui lui permettra d’accroitre son champ d’action et ses marges de manœuvre pour l’inclusion par le sport. Et pour cela, elle a besoin d’adhérents ! Ce sont ces adhérents qui lui permettent d’exister, ce sont eux qui contribuent à sa notoriété, et c’est grâce à ces adhérents que les projets pensés par l’ANPSS peuvent voir le jour.

Pour nos territoires, pour nos jeunes, et pour leur réussite sociale et professionnelle, l’ANPSS compte sur les membres de son réseau pour renouveler leur adhésion, et sur l'adhésion de nouveaux membres afin de continuer les projets en cours et en développer de nouveaux.


Colloque Sport & Société « Les nouveaux enjeux de la performance sociale »

Le colloque Sport & Société « Les nouveaux enjeux de la performance sociale » de la Fédération Française de Badminton s’est déroulé le 26 novembre 2021 au Palais d’Iéna (75016). C’est tout d’abord Yohan Penel (Président de la FFBaD) qui a pris la parole pour prononcer le discours d’ouverture de ce 4ème colloque sur l’impact sociétal organisé par la FFBaD. Cet avant-propos a été, pour lui, l’occasion de donner sa définition de la « performance sociale » qui est une vision d’un monde idéal à construire dans lequel tout le monde est en bonne santé, où tout le monde est considéré́ à sa juste valeur, où tout le monde a confiance en l’avenir, où on libère la créativité, où on pense collectivement avant tout autre chose. Il a aussi évoqué le rôle essentiel des associations sportives qui participent à construire ce monde sur le terrain. Il a enfin rappelé les 4 piliers du projet de performance sociale de la Fédération Française de Badminton qui sont l’éducation, l’écoresponsabilité, la santé et l’inclusion.

Florence Kavita (Responsable nationale de l’Association Nationale de la Performance Sociale du Sport) est intervenue pour présenter l’association et le bilan de cette dernière, un an après sa création. L’association compte aujourd’hui 64 membres (associations, fédérations, collectivités, entreprises…) et réalise diverses missions dont la coordination de projets avec notamment des projets lauréats du plan d’investissement dans les compétences (Trajectoires et 100% Inclusion avec un consortium de 7 fédérations).

 

Guillaume Naslin, Délégué Général de la Fondaction du Football, a mis en valeur le fonds de dotation du football français à travers le laboratoire d’innovation sociale (programme d’essaimage de projets issus du terrain) et les trophées Philippe Séguin (qui permettent de mettre en lumière et donc de valoriser les actions de terrain).

Thomas Breuzard, directeur de Norsys,  (entreprise de services numériques dont le métier est de concevoir et de développer des logiciels, des systèmes d’informations, notamment dans le domaine de la santé) a fait découvrir à l’assemblée le modèle de « permaentreprise » mis en œuvre au sein de son entreprise. Il s’agit d’un modèle de développement largement inspiré de la permaculture (mode d’agriculture fondé sur les principes de développement durable) qui repose sur 3 piliers : prendre soin des humains, préserver la planète et se fixer des limites (notamment environnementales).

Catherine Arenou, Maire de Chanteloup-les-Vignes et Vice-Présidente de l’ANPSS, ainsi que Philippe Rio, Maire de Grigny, sont ensuite intervenus pour évoquer le Conseil National des Solutions et les dispositifs mis en place autour de cette démarche. Les deux intervenants ont alors pu mettre en avant le plan d’équipements sportifs de proximité (5 000 terrains de sport d’ici 2024), les cités éducatives, le projet de création des cités olympiques et l’opération 1 000 dojos.

Sylvain Benaïn, Vice-Président de la FFBaD, a conclu ce colloque en remerciant l’ensemble des intervenants qui sont venus présenter leurs structures et les démarches qu’ils mettent en place dans le domaine de la performance sociale.


De gauche à droite : Thomas Breuzard, Philippe Rio, Florence Kavita, Yohan Penel, Catherine Arenou, Gaëlle Millon, Guillaume Naslin


Le Conseil National des Solutions

Samedi 16 octobre s'est tenu, à Paris Bercy, le premier Conseil National des Solutions - Sport, en marge du tournoi international de judo de Paris (« Grand Slam »). Il fait suite à l’appel de Grigny, poussé pour faire face à la suppression des emplois aidés (40 000 dont 20 000 dans le milieu sportif). Porté par le collectif de l'Appel du 14 novembre composé des maires de Roubaix, Allones, Grigny, Chanteloup et Garges-lès-Gonesse, l’éducation par le sport était au centre de cette première édition du Conseil National des Solutions. Les maires passant ainsi de « lanceurs d’alerte à lanceurs de solutions » comme le dit si bien Philippe Rio, Maire de Grigny.

De tous bords politiques, ces maires veulent développer la pratique sportive auprès des jeunes des zones défavorisées, à l’approche des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
En effet, les quartiers populaires possèdent en moyenne un tiers d’équipements sportifs de moins que le reste du territoire ce qui a pour conséquence un taux de licences sportives beaucoup plus faible dans ces quartiers que dans le reste du pays (11% contre 34%). D’autant plus que les inégalités se sont accrues avec la crise covid. Il s’agit donc d’une problématique importante, les quartiers populaires représentant 6 millions d’habitants.

L’objectif de ce Conseil National des Solutions était de faire converger les initiatives de terrain et les projets locaux. Plus de deux cents élus, responsables associatifs, sportifs et chefs d’entreprises se sont réunis ce samedi 16 octobre 2021.

Réaffecter des lieux inutilisés dans les quartiers pour y Installer des dojos (plan « 1 000 dojos pour 2024 ») est l’une des solutions phares proposée par les maires. Le premier dojo verra le jour à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans un local associatif de 100 m2 qui est en train d’être réhabilité pour « les scolaires, les mamans du quartier, les jeunes judokas à la sortie de l’école », indique Sébastien Nolesini, directeur général de la Fédération Française de Judo.

Ces maires comptent également lancer les « Cités Olympiques », projet conçu sur le modèle des cités éducatives, qui était une des mesures du plan Borloo. Le but est de réunir autour d’une même table l’État, les collectivités et les associations pour développer au mieux la pratique sportive chez les plus jeunes. Rendre accessible les installations sportives des écoles en dehors du temps scolaire a été une idée évoquée pour aller dans ce sens.

Des membres du bureau et des adhérents de l’ANPSS ont pris part aux débats et ont pu intervenir lors de cette journée inédite. Brigitte Deydier, co-présidente de l'ANPSS, a par exemple pris la parole pour évoquer le travail réalisé par l'association et l'ensemble de son réseau, dont certains acteurs étaient présents comme Jean-Philippe Acensi, Rhyad Sallem et Larbi Liferki qui sont également intervenus.


Le séminaire de rentrée de l'ANPSS

Mercredi 15 septembre, quinze mois après la création de l’association, les nouveaux membres du conseil d’administration de l’ANPSS se sont réunis pour la première fois à l’occasion d’un séminaire organisé à l’Assemblée Nationale.  Ce temps de travail a permis à ces acteurs d’horizons différents de se rencontrer et de définir ensemble le périmètre d’action de l’ANPSS, ses actions à mener et la façon de les évaluer. Les participants au séminaire ont tout d’abord échangé autour de trois sujets : la raison d’être de l’association, sa vision, et les actions à développer.

Stéphane Viry (co-président de l’ANPSS) a tout d’abord pris la parole pour rappeler l’ordre du jour de cette journée à savoir travailler sur la feuille de route. Il a indiqué en introduction que la pensée de l’utilité et l’impact social du sport sont dorénavant dans le débat public, ce combat doctrinal est maintenant « remporté ».

Jean Philippe Acensi a ensuite rappelé le contexte historique de la création de l’association : créer le collectif qui réunit des associations, des collectivités, des fédérations et des entreprises sur le sujet de l’inclusion par le sport. Les objectifs sont d’impulser une politique nationale sur l’utilité sociale du sport et de créer une interface facilitant le dialogue entre l’État et les acteurs socio-sportifs…).

Après cette introduction, Les membres de l’association ont réalisé une rétrospective des 15 derniers mois en évoquant les diverses actions menées.

  • La première mission de plaidoyer, qui consiste à sensibiliser les acteurs institutionnels sur le sujet de l’inclusion par le sport, s’est matérialisée par le Grenelle de l’Éducation et de l’Inclusion par le Sport.

 

  • La seconde mission portée par l’association est l’accompagnement des acteurs de la PSS :
    • Tout d’abord, à travers l’accompagnement de sept fédérations sportives (Fédérations françaises d'athlétisme, de badminton, de basket-ball, de boxe, des clubs omnisports, de judo, et de tennis de table) par l’ANPSS, dans la mise en place d’un projet national d’inclusion par le sport (dans le cadre du Plan d’Investissement dans les Compétences). Son objectif : utiliser le sport comme levier d’inclusion professionnelle des jeunes en mettant en place un parcours vertueux dans des territoires en grandes difficultés. Le second but de ce projet est de créer une synergie collective et fédérale à l’échelle nationale.
    • Puis, à travers le Consortium Trajectoires, l’ANPSS participe également à développer la montée en compétences des associations. C’est un consortium de quatre associations membres de l’ANPSS (Élan sportif à Mulhouse, Unis vers le sport à Strasbourg, Parkour59 à Roubaix et Évasion urbaine à Torcy). Ce projet d’expérimentation vise à proposer des parcours de remobilisation et d’insertion socio-professionnelle faisant du sport un levier d’action et d’accroche avec les bénéficiaires les plus en difficulté âgés entre 16 et 29 ans.

 

  • L’ANPSS participe également à la montée en compétences des acteurs fédéraux en développant le métier d’agent de développement fédéral de la performance sociale du sport à travers la mise en place d’une offre de formation. Ces formations seront proposées et animées par l’ANPSS, et un réseau d’experts dès 2022.

 

  • Finalement, en termes d’animation du réseau de la performance sociale du sport :
    • l’ANPSS organise tous les mois des webinaires pour ces adhérents sur de multiples thématiques (Les leviers de subvention de l’ANS, Les Cités éducatives... L’objectif est d’accompagner les acteurs sur la connaissance des dispositifs et découvrir des nouvelles initiatives dans le domaine de la PSS.
    • L’ANPSS met également en place des ambassadeurs du réseau à l'échelle régionale dont l’objectif est d’accompagner le développement de la performance sociale du sport sur les territoires. Dès le dernier trimestre de l’année 2021, ils seront chargés d’organiser quatre réunions annuelles à l’échelle de leur territoire auprès des 5 régions identifiées pour lancer le programme autour de différentes thématiques.
    • Finalement l’ANPSS, en partenariat avec Profession Sport et Loisirs, propose à ses adhérents d’accueillir un ou plusieurs volontaires en service civique qui viendront soutenir l’équipe. C’est aussi l’occasion d’offrir un espace supplémentaire d’engagement citoyen et de démocratiser cette approche auprès des jeunes de 16 à 25 ans qui souhaitent réaliser une mission d’éducation et d’insertion par le sport.

Les différents échanges de cette après-midi ont mis en évidence le sport comme étant un « carrefour ». Il est vu comme l’un des vecteurs ou instruments d’autres politiques publiques telles que la santé, l’éducation, la citoyenneté, l’emploi, la politique de la ville au travers des équipements et la politique économique.


Assemblée générale de l’Association Nationale de la Performance Sociale du Sport

Le 8 juillet 2021 s’est tenue la première assemblée générale de l’Association Nationale de la Performance Sociale du Sport au sein de l’Agence Nationale du Sport.

Après un an d’existence, l’association a pu réunir ses membres (associations, fédérations, collectivités, entreprises …) afin de faire le point sur les projets portés en 2020 (accompagnement du consortium Trajectoires, séminaire performance sociale du sport, Grenelle de l’Education et de l’Inclusion par le Sport…) et de valider la feuille de route pour l’année 2021 (animation du réseau de la performance sociale du sport, sensibilisation et accompagnement des acteurs fédéraux, développement de la performance sociale du sport sur les territoires).

Certains membres du réseau ont également pris la parole pour partager leurs expériences et témoigner de l’utilité de l’ANPSS pour l’écosystème socio-sportif. Ce sont tout d’abord Larbi Liferki (Parkour 59 à Roubaix) et Schriva Berroudj (Elan Sportif à Mulhouse), représentants d’associations membres du consortium du programme Trajectoires, qui ont évoqué l’accompagnement de l’ANPSS sur ce projet d’envergure nationale. Ensuite Stéphane Viry, député des Vosges, a pris la parole pour s’exprimer au sujet du groupe de travail qui a été mis en place, suite au Grenelle de l’Education et de l’Inclusion par le Sport, avec le Ministère du Travail. S’en est suivie l’intervention de Yosi Goasdoué, fondateur de l’association Daytoursport, qui a participé à la création d’une dynamique de territoire autour des ambassadeurs. Yohan Penel (président de la Fédération Française de Badminton) a quant à lui témoigné au sujet de l’engagement des fédérations dans la performance sociale du sport. Grâce à la mobilisation des fédérations, la capacité des clubs à innover dans le champ du social peut s’étendre à l’échelle nationale.

     

 

 

 

 

 

 

 

L’assemblée générale a également permis d’élargir la gouvernance, avec de nouveaux élus issus du monde fédéral, du monde sportif et des collectivités (Stéphane Viry, Sébastien Nolésini, Denis Lafoux, Corinne Vanier et Rodolphe Legendre ont été élus au conseil d’administration), d’assurer la transmission pour les nouveaux présidents de fédérations (Jean Luc Denéchau pour la Fédération Française de Voile et Yohan Penel pour la Fédération Française de Badminton). Par ailleurs, Jean Philippe Acensi (Agence pour l’Education par le Sport) quitte la présidence de l’ANPSS pour laisser sa place à une co-présidence animée par Brigitte Deydier et Stéphane Viry. Corinne Vanier devient trésorière et Yohan Penel devient vice-président de l’ANPSS.

L’après-midi s’est terminée par un cocktail pendant lequel les participants ont pu échanger librement, un grand bol d’air frais pour tous après plus d’un an de réunions à distance.

Une première assemblée générale réussie et riche en rencontres pour tous les acteurs du réseau de la performance sociale du sport !

L’Association Nationale de la Performance Sociale du Sport vous donne rendez-vous à la rentrée pour l’organisation d’un forum autour de l’impact social du sport en lien avec les acteurs fédéraux, les territoires et les acteurs économiques qui soutiendront cette démarche.

   


Les Vacances apprenantes

Le dispositif des Vacances apprenantes a été mis en place par l’État pour la première fois lors des vacances d’été de 2020 suite au premier confinement. L’objectif de ce dispositif est de permettre aux enfants d’une part, de pouvoir partir en vacances, mais également d’avoir une continuité pédagogique pendant les deux mois de vacances d’été.

En effet, 3 millions d’enfants ne partent pas en vacances d’été soit près d’un élève sur quart. Ce dispositif a donc été créé pour remédier à ce problème et tendre vers plus d’égalité pour les enfants. Au sein du dispositif des Vacances apprenantes, il y a plusieurs opérations comme l’École ouverte et les Colos apprenantes.

Les Colos apprenantes sont à destination des enfants et jeunes scolarisés (de 3 à 17 ans), elles peuvent être proposées par les organisateurs de colonies de vacances (association d’éducation populaire, collectivité territoriale, structure privée, comité d’entreprise). Ce sont des courts séjours (5 à 7 jours) entre juillet et août, labélisés par l’État, mêlant activités sportives et culturelles avec des activités pédagogiques pour permettre aux enfants d’apprendre dans un cadre de loisir.

Une aide de l’État pouvant atteindre 80 % du coût du séjour (plafonnée à 400 € par mineur et par semaine) est proposée aux collectivités co-partenaires du dispositif. Cette aide peut atteindre 100% lorsque les séjours sont organisés directement par des associations. Ces séjours labellisés sont également ouverts à toutes les familles, qui peuvent bénéficier des aides de droits communs (bons CAF, aides de la collectivité, chèque-vacances).

Fortes de leurs expériences dans le milieu de l’éducation, plusieurs associations membres de l’ANPSS se sont positionnées sur le dispositif pour les vacances d’été de 2021. On compte notamment parmi elles : l’Espace Satori, Poing d’1 Pacte 65, le CVIFS et d’autres encore. Réparties dans toute la France, ces associations vont mettre en place des activités sportives, culturelles et pédagogiques à destination du jeune public.

Au programme de tous ces séjours : activités nautiques, sports de combat (karaté, boxe, etc.), courses d’orientation, défis pleine nature, marche aquatique, foot, volley, rugby, saut en longueur ainsi que des activités culturelles et manuelles (pyrogravure, koinobori, plastique dingue, etc.). Lors de ces temps d’activités, les animateurs intégreront des moments éducatifs pour permettre aux enfants d’apprendre de façon ludique.


Programme Trajectoires

Le programme national TRAJECTOIRES a été initié par 4 membres, pionniers du réseau de la Performance Sociale du Sport : Elan sportif (Mulhouse), Parkour 59 (Roubaix), Evasion Urbaine (Torcy) et Unis vers le sport (Strasbourg).

Ce projet national est composé de quatre projets locaux qui partagent les fondamentaux, la finalité ainsi que les critères d’évaluation. Seuls les contextes territoriaux, les publics cibles, les modalités de prescription, voire l’ingénierie de parcours varient.

Les associations ont pour ambition de mettre en place des parcours de remobilisation et d’insertion socio-professionnelle (4-6 mois) faisant du sport un levier d’action et d’accroche avec les bénéficiaires les plus en difficulté́, en leur proposant un suivi individuel renforcé et des solutions concrètes de retour en formation et à l’emploi grâce à l’appui de partenaires de l’insertion et du monde professionnel.

 

 

 

Le ciblage du projet se concentre sur les publics les plus vulnérables, dans l’esprit de l’appel à projet 100% Inclusion. Les jeunes de 16 à 29 ans, en grande difficulté́ d’insertion socioprofessionnelle, constituent la cible prioritaire du projet.

Chaque association a pour objectif d’accompagner 80 jeunes par an (soit un total de 320 jeunes par an pour les 4 structures). Le projet s’étend sur 3 ans et permettra ainsi de toucher 960 jeunes sur 4 territoires. Finalement, ces associations se sont fixées un taux de 50 % de sorties positives (emploi ou formation) et 30% de bénéficiaires remobilisés socialement (pour lesquels des freins ont été progressivement levés).

Parkour 59 (voir présentation du projet) a lancé, en avril 2021, une deuxième promotion de 25 jeunes. Actuellement les jeunes se trouvent dans la phase d'accompagnement socioprofessionnel. Cet accompagnement socio-professionnel consiste à définir et à mettre en place un plan d’action en vue d’insertion professionnelle à court, moyen ou à long terme en fonction de la situation de la personne. Dans ce cadre, les bénéficiaires seront amenés à :

Rencontrer des rôles modèles de référence (salariés, entrepreneurs, artistes, sportifs racontant les difficultés qu'ils ont rencontrées et la résilience dont ils ont fait preuve) ;

Participer à des chantiers citoyens ;

Participer à des ateliers de développement personnel (gestion des émotions, confiance en soi, motivation, etc.) ;

Continuer à acquérir des compétences socio-professionnelles (la posture, l'adaptabilité, la gestion du temps, etc.) ;

Se préparer à l’intégration au marché du travail (ateliers CV, lettre de motivation, exposer sa présentation en 2min, développer son réseau, etc.) ;

Participer à des défis sportifs à l’échelle locale/nationale.

Le sport, un outil incontournable pour une insertion sociale et professionnelle réussie 

Le sport est notre ligne directrice. La construction d'un parcours d'insertion n'est pas de tout repos et parfois cela peut décourager certaines personnes. Le sport peut devenir un élément booster, un outil de coaching pour la préparation mentale qui va renforcer la motivation, la confiance en soi et participer au bien-être global des publics.

L’accompagnement socioprofessionnel par le biais des chantiers citoyens 

Les chantiers citoyens sont un outil de (re)socialisation et de renforcement des softs skills. Les individus vont collaborer sur des chantiers co-construits avec des acteurs locaux et pourront réaliser des actions qui profiteront aux habitants. Ainsi ils sont accompagnés et participent à des actions qui permettront l’accompagnement d’autres publics. La relation est donc équilibrée dans le principe de réciprocité. Boris Cyrulnik a écrit que "le meilleur tranquillisant naturel, c'est le sentiment d'appartenance". Alors, en travaillant à l'insertion avec les personnes les plus éloignées qui sont parfois victimes de discrimination et d’exclusion, Trajectoires propose de travailler sur le lien social pour anticiper ou « soigner » les déchirures et mettre fin aux ruptures. Les chantiers citoyens seront réalisés à l’échelle régionale (Ile-de-France, Grand Est et Hauts-France), entre les 3 régions d’intervention et/ou à l’échelle nationale sous réserve d’un contexte sanitaire favorable.


Des centaines d’emplois pour les jeunes issus des QPV - Projet Pic : 100% inclusion La fabrique de la remobilisation

Sept fédérations sportives s’engagent dans un projet national d’inclusion par le sport (100% inclusion La fabrique de la remobilisation) avec pour objectif d’insérer des jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville dans le monde de l’emploi (Fédération Française de Judo, Fédération Française de Basketball, Fédération Française des Clubs Omnisports, Fédération Française de Boxe, Fédération Française de Badminton, Fédération Française de Tennis de Table, Fédération Française d’Athlétisme).

Le projet est né d’un diagnostic simple : la crise sanitaire a eu un lourd impact sur le taux de chômage des jeunes. Selon les derniers chiffres du chômage publiés, au troisième trimestre de 2020, 21,8% des jeunes de 18 à 25 ans étaient au chômage, soit 619 000 jeunes (hausse de 16% en un an). Les jeunes résidants en QPV sont deux fois plus touchés par le chômage que les jeunes des quartiers environnants.

L’activité sportive constitue un « levier d’accroche » formidable pour toucher les jeunes des QPV, parfois éloignés de l’emploi et des structures institutionnelles. Il peut construire un dialogue, instaurer des relations régulières et durables avec ces jeunes afin de les aider à construire leur parcours professionnel.

 

 

Le réseau fédéral associatif sportif est un maillage extraordinaire sur l’ensemble du pays (urbain et rural). Les sept fédérations représentant 17 000 clubs et plus de 3 millions de licenciés. Les structures d’inclusion par le sport peuvent offrir un accompagnement qui a fait ces preuves dans l’insertion professionnelle à travers la pratique sportive.

Ce projet est une grande première qui associe plusieurs fédérations sportives et des experts de l’inclusion par le sport. Il s’inscrit pleinement dans un projet fédéral porté par les fédérations sportives qui souhaitent s’engager concrètement dans l’inclusion des jeunes. Il a été co-construit avec une logique innovante de partenariat forte marquée par la mobilisation de plusieurs clubs sportifs sur un même territoire. Au total, le projet sera implanté sur 15 territoires répartis sur 10 régions avec 37 clubs déjà engagés dans des démarches d’éducation/insertion par le sport.

L’objectif final est d’accompagner 20 jeunes par an pour chaque club en 2 promotions (10 jeunes par promotion) soit 740 jeunes par an (dans les 37 clubs) avec pour ambition d’insérer 50 % du public qui participe au dispositif (emploi CDI/CDD, formation, entrepreneuriat…).