Colloque Sport & Société « Les nouveaux enjeux de la performance sociale »

Le colloque Sport & Société « Les nouveaux enjeux de la performance sociale » de la Fédération Française de Badminton s’est déroulé le 26 novembre 2021 au Palais d’Iéna (75016). C’est tout d’abord Yohan Penel (Président de la FFBaD) qui a pris la parole pour prononcer le discours d’ouverture de ce 4ème colloque sur l’impact sociétal organisé par la FFBaD. Cet avant-propos a été, pour lui, l’occasion de donner sa définition de la « performance sociale » qui est une vision d’un monde idéal à construire dans lequel tout le monde est en bonne santé, où tout le monde est considéré́ à sa juste valeur, où tout le monde a confiance en l’avenir, où on libère la créativité, où on pense collectivement avant tout autre chose. Il a aussi évoqué le rôle essentiel des associations sportives qui participent à construire ce monde sur le terrain. Il a enfin rappelé les 4 piliers du projet de performance sociale de la Fédération Française de Badminton qui sont l’éducation, l’écoresponsabilité, la santé et l’inclusion.

Florence Kavita (Responsable nationale de l’Association Nationale de la Performance Sociale du Sport) est intervenue pour présenter l’association et le bilan de cette dernière, un an après sa création. L’association compte aujourd’hui 64 membres (associations, fédérations, collectivités, entreprises…) et réalise diverses missions dont la coordination de projets avec notamment des projets lauréats du plan d’investissement dans les compétences (Trajectoires et 100% Inclusion avec un consortium de 7 fédérations).

 

Guillaume Naslin, Délégué Général de la Fondaction du Football, a mis en valeur le fonds de dotation du football français à travers le laboratoire d’innovation sociale (programme d’essaimage de projets issus du terrain) et les trophées Philippe Séguin (qui permettent de mettre en lumière et donc de valoriser les actions de terrain).

Thomas Breuzard, directeur de Norsys,  (entreprise de services numériques dont le métier est de concevoir et de développer des logiciels, des systèmes d’informations, notamment dans le domaine de la santé) a fait découvrir à l’assemblée le modèle de « permaentreprise » mis en œuvre au sein de son entreprise. Il s’agit d’un modèle de développement largement inspiré de la permaculture (mode d’agriculture fondé sur les principes de développement durable) qui repose sur 3 piliers : prendre soin des humains, préserver la planète et se fixer des limites (notamment environnementales).

Catherine Arenou, Maire de Chanteloup-les-Vignes et Vice-Présidente de l’ANPSS, ainsi que Philippe Rio, Maire de Grigny, sont ensuite intervenus pour évoquer le Conseil National des Solutions et les dispositifs mis en place autour de cette démarche. Les deux intervenants ont alors pu mettre en avant le plan d’équipements sportifs de proximité (5 000 terrains de sport d’ici 2024), les cités éducatives, le projet de création des cités olympiques et l’opération 1 000 dojos.

Sylvain Benaïn, Vice-Président de la FFBaD, a conclu ce colloque en remerciant l’ensemble des intervenants qui sont venus présenter leurs structures et les démarches qu’ils mettent en place dans le domaine de la performance sociale.


De gauche à droite : Thomas Breuzard, Philippe Rio, Florence Kavita, Yohan Penel, Catherine Arenou, Gaëlle Millon, Guillaume Naslin


Le Conseil National des Solutions

Samedi 16 octobre s'est tenu, à Paris Bercy, le premier Conseil National des Solutions - Sport, en marge du tournoi international de judo de Paris (« Grand Slam »). Il fait suite à l’appel de Grigny, poussé pour faire face à la suppression des emplois aidés (40 000 dont 20 000 dans le milieu sportif). Porté par le collectif de l'Appel du 14 novembre composé des maires de Roubaix, Allones, Grigny, Chanteloup et Garges-lès-Gonesse, l’éducation par le sport était au centre de cette première édition du Conseil National des Solutions. Les maires passant ainsi de « lanceurs d’alerte à lanceurs de solutions » comme le dit si bien Philippe Rio, Maire de Grigny.

De tous bords politiques, ces maires veulent développer la pratique sportive auprès des jeunes des zones défavorisées, à l’approche des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
En effet, les quartiers populaires possèdent en moyenne un tiers d’équipements sportifs de moins que le reste du territoire ce qui a pour conséquence un taux de licences sportives beaucoup plus faible dans ces quartiers que dans le reste du pays (11% contre 34%). D’autant plus que les inégalités se sont accrues avec la crise covid. Il s’agit donc d’une problématique importante, les quartiers populaires représentant 6 millions d’habitants.

L’objectif de ce Conseil National des Solutions était de faire converger les initiatives de terrain et les projets locaux. Plus de deux cents élus, responsables associatifs, sportifs et chefs d’entreprises se sont réunis ce samedi 16 octobre 2021.

Réaffecter des lieux inutilisés dans les quartiers pour y Installer des dojos (plan « 1 000 dojos pour 2024 ») est l’une des solutions phares proposée par les maires. Le premier dojo verra le jour à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans un local associatif de 100 m2 qui est en train d’être réhabilité pour « les scolaires, les mamans du quartier, les jeunes judokas à la sortie de l’école », indique Sébastien Nolesini, directeur général de la Fédération Française de Judo.

Ces maires comptent également lancer les « Cités Olympiques », projet conçu sur le modèle des cités éducatives, qui était une des mesures du plan Borloo. Le but est de réunir autour d’une même table l’État, les collectivités et les associations pour développer au mieux la pratique sportive chez les plus jeunes. Rendre accessible les installations sportives des écoles en dehors du temps scolaire a été une idée évoquée pour aller dans ce sens.

Des membres du bureau et des adhérents de l’ANPSS ont pris part aux débats et ont pu intervenir lors de cette journée inédite. Brigitte Deydier, co-présidente de l'ANPSS, a par exemple pris la parole pour évoquer le travail réalisé par l'association et l'ensemble de son réseau, dont certains acteurs étaient présents comme Jean-Philippe Acensi, Rhyad Sallem et Larbi Liferki qui sont également intervenus.


Le séminaire de rentrée de l'ANPSS

Mercredi 15 septembre, quinze mois après la création de l’association, les nouveaux membres du conseil d’administration de l’ANPSS se sont réunis pour la première fois à l’occasion d’un séminaire organisé à l’Assemblée Nationale.  Ce temps de travail a permis à ces acteurs d’horizons différents de se rencontrer et de définir ensemble le périmètre d’action de l’ANPSS, ses actions à mener et la façon de les évaluer. Les participants au séminaire ont tout d’abord échangé autour de trois sujets : la raison d’être de l’association, sa vision, et les actions à développer.

Stéphane Viry (co-président de l’ANPSS) a tout d’abord pris la parole pour rappeler l’ordre du jour de cette journée à savoir travailler sur la feuille de route. Il a indiqué en introduction que la pensée de l’utilité et l’impact social du sport sont dorénavant dans le débat public, ce combat doctrinal est maintenant « remporté ».

Jean Philippe Acensi a ensuite rappelé le contexte historique de la création de l’association : créer le collectif qui réunit des associations, des collectivités, des fédérations et des entreprises sur le sujet de l’inclusion par le sport. Les objectifs sont d’impulser une politique nationale sur l’utilité sociale du sport et de créer une interface facilitant le dialogue entre l’État et les acteurs socio-sportifs…).

Après cette introduction, Les membres de l’association ont réalisé une rétrospective des 15 derniers mois en évoquant les diverses actions menées.

  • La première mission de plaidoyer, qui consiste à sensibiliser les acteurs institutionnels sur le sujet de l’inclusion par le sport, s’est matérialisée par le Grenelle de l’Éducation et de l’Inclusion par le Sport.

 

  • La seconde mission portée par l’association est l’accompagnement des acteurs de la PSS :
    • Tout d’abord, à travers l’accompagnement de sept fédérations sportives (Fédérations françaises d'athlétisme, de badminton, de basket-ball, de boxe, des clubs omnisports, de judo, et de tennis de table) par l’ANPSS, dans la mise en place d’un projet national d’inclusion par le sport (dans le cadre du Plan d’Investissement dans les Compétences). Son objectif : utiliser le sport comme levier d’inclusion professionnelle des jeunes en mettant en place un parcours vertueux dans des territoires en grandes difficultés. Le second but de ce projet est de créer une synergie collective et fédérale à l’échelle nationale.
    • Puis, à travers le Consortium Trajectoires, l’ANPSS participe également à développer la montée en compétences des associations. C’est un consortium de quatre associations membres de l’ANPSS (Élan sportif à Mulhouse, Unis vers le sport à Strasbourg, Parkour59 à Roubaix et Évasion urbaine à Torcy). Ce projet d’expérimentation vise à proposer des parcours de remobilisation et d’insertion socio-professionnelle faisant du sport un levier d’action et d’accroche avec les bénéficiaires les plus en difficulté âgés entre 16 et 29 ans.

 

  • L’ANPSS participe également à la montée en compétences des acteurs fédéraux en développant le métier d’agent de développement fédéral de la performance sociale du sport à travers la mise en place d’une offre de formation. Ces formations seront proposées et animées par l’ANPSS, et un réseau d’experts dès 2022.

 

  • Finalement, en termes d’animation du réseau de la performance sociale du sport :
    • l’ANPSS organise tous les mois des webinaires pour ces adhérents sur de multiples thématiques (Les leviers de subvention de l’ANS, Les Cités éducatives... L’objectif est d’accompagner les acteurs sur la connaissance des dispositifs et découvrir des nouvelles initiatives dans le domaine de la PSS.
    • L’ANPSS met également en place des ambassadeurs du réseau à l'échelle régionale dont l’objectif est d’accompagner le développement de la performance sociale du sport sur les territoires. Dès le dernier trimestre de l’année 2021, ils seront chargés d’organiser quatre réunions annuelles à l’échelle de leur territoire auprès des 5 régions identifiées pour lancer le programme autour de différentes thématiques.
    • Finalement l’ANPSS, en partenariat avec Profession Sport et Loisirs, propose à ses adhérents d’accueillir un ou plusieurs volontaires en service civique qui viendront soutenir l’équipe. C’est aussi l’occasion d’offrir un espace supplémentaire d’engagement citoyen et de démocratiser cette approche auprès des jeunes de 16 à 25 ans qui souhaitent réaliser une mission d’éducation et d’insertion par le sport.

Les différents échanges de cette après-midi ont mis en évidence le sport comme étant un « carrefour ». Il est vu comme l’un des vecteurs ou instruments d’autres politiques publiques telles que la santé, l’éducation, la citoyenneté, l’emploi, la politique de la ville au travers des équipements et la politique économique.


Assemblée générale de l’Association Nationale de la Performance Sociale du Sport

Le 8 juillet 2021 s’est tenue la première assemblée générale de l’Association Nationale de la Performance Sociale du Sport au sein de l’Agence Nationale du Sport.

Après un an d’existence, l’association a pu réunir ses membres (associations, fédérations, collectivités, entreprises …) afin de faire le point sur les projets portés en 2020 (accompagnement du consortium Trajectoires, séminaire performance sociale du sport, Grenelle de l’Education et de l’Inclusion par le Sport…) et de valider la feuille de route pour l’année 2021 (animation du réseau de la performance sociale du sport, sensibilisation et accompagnement des acteurs fédéraux, développement de la performance sociale du sport sur les territoires).

Certains membres du réseau ont également pris la parole pour partager leurs expériences et témoigner de l’utilité de l’ANPSS pour l’écosystème socio-sportif. Ce sont tout d’abord Larbi Liferki (Parkour 59 à Roubaix) et Schriva Berroudj (Elan Sportif à Mulhouse), représentants d’associations membres du consortium du programme Trajectoires, qui ont évoqué l’accompagnement de l’ANPSS sur ce projet d’envergure nationale. Ensuite Stéphane Viry, député des Vosges, a pris la parole pour s’exprimer au sujet du groupe de travail qui a été mis en place, suite au Grenelle de l’Education et de l’Inclusion par le Sport, avec le Ministère du Travail. S’en est suivie l’intervention de Yosi Goasdoué, fondateur de l’association Daytoursport, qui a participé à la création d’une dynamique de territoire autour des ambassadeurs. Yohan Penel (président de la Fédération Française de Badminton) a quant à lui témoigné au sujet de l’engagement des fédérations dans la performance sociale du sport. Grâce à la mobilisation des fédérations, la capacité des clubs à innover dans le champ du social peut s’étendre à l’échelle nationale.

     

 

 

 

 

 

 

 

L’assemblée générale a également permis d’élargir la gouvernance, avec de nouveaux élus issus du monde fédéral, du monde sportif et des collectivités (Stéphane Viry, Sébastien Nolésini, Denis Lafoux, Corinne Vanier et Rodolphe Legendre ont été élus au conseil d’administration), d’assurer la transmission pour les nouveaux présidents de fédérations (Jean Luc Denéchau pour la Fédération Française de Voile et Yohan Penel pour la Fédération Française de Badminton). Par ailleurs, Jean Philippe Acensi (Agence pour l’Education par le Sport) quitte la présidence de l’ANPSS pour laisser sa place à une co-présidence animée par Brigitte Deydier et Stéphane Viry. Corinne Vanier devient trésorière et Yohan Penel devient vice-président de l’ANPSS.

L’après-midi s’est terminée par un cocktail pendant lequel les participants ont pu échanger librement, un grand bol d’air frais pour tous après plus d’un an de réunions à distance.

Une première assemblée générale réussie et riche en rencontres pour tous les acteurs du réseau de la performance sociale du sport !

L’Association Nationale de la Performance Sociale du Sport vous donne rendez-vous à la rentrée pour l’organisation d’un forum autour de l’impact social du sport en lien avec les acteurs fédéraux, les territoires et les acteurs économiques qui soutiendront cette démarche.

   


Les Vacances apprenantes

Le dispositif des Vacances apprenantes a été mis en place par l’État pour la première fois lors des vacances d’été de 2020 suite au premier confinement. L’objectif de ce dispositif est de permettre aux enfants d’une part, de pouvoir partir en vacances, mais également d’avoir une continuité pédagogique pendant les deux mois de vacances d’été.

En effet, 3 millions d’enfants ne partent pas en vacances d’été soit près d’un élève sur quart. Ce dispositif a donc été créé pour remédier à ce problème et tendre vers plus d’égalité pour les enfants. Au sein du dispositif des Vacances apprenantes, il y a plusieurs opérations comme l’École ouverte et les Colos apprenantes.

Les Colos apprenantes sont à destination des enfants et jeunes scolarisés (de 3 à 17 ans), elles peuvent être proposées par les organisateurs de colonies de vacances (association d’éducation populaire, collectivité territoriale, structure privée, comité d’entreprise). Ce sont des courts séjours (5 à 7 jours) entre juillet et août, labélisés par l’État, mêlant activités sportives et culturelles avec des activités pédagogiques pour permettre aux enfants d’apprendre dans un cadre de loisir.

Une aide de l’État pouvant atteindre 80 % du coût du séjour (plafonnée à 400 € par mineur et par semaine) est proposée aux collectivités co-partenaires du dispositif. Cette aide peut atteindre 100% lorsque les séjours sont organisés directement par des associations. Ces séjours labellisés sont également ouverts à toutes les familles, qui peuvent bénéficier des aides de droits communs (bons CAF, aides de la collectivité, chèque-vacances).

Fortes de leurs expériences dans le milieu de l’éducation, plusieurs associations membres de l’ANPSS se sont positionnées sur le dispositif pour les vacances d’été de 2021. On compte notamment parmi elles : l’Espace Satori, Poing d’1 Pacte 65, le CVIFS et d’autres encore. Réparties dans toute la France, ces associations vont mettre en place des activités sportives, culturelles et pédagogiques à destination du jeune public.

Au programme de tous ces séjours : activités nautiques, sports de combat (karaté, boxe, etc.), courses d’orientation, défis pleine nature, marche aquatique, foot, volley, rugby, saut en longueur ainsi que des activités culturelles et manuelles (pyrogravure, koinobori, plastique dingue, etc.). Lors de ces temps d’activités, les animateurs intégreront des moments éducatifs pour permettre aux enfants d’apprendre de façon ludique.


Programme Trajectoires

Le programme national TRAJECTOIRES a été initié par 4 membres, pionniers du réseau de la Performance Sociale du Sport : Elan sportif (Mulhouse), Parkour 59 (Roubaix), Evasion Urbaine (Torcy) et Unis vers le sport (Strasbourg).

Ce projet national est composé de quatre projets locaux qui partagent les fondamentaux, la finalité ainsi que les critères d’évaluation. Seuls les contextes territoriaux, les publics cibles, les modalités de prescription, voire l’ingénierie de parcours varient.

Les associations ont pour ambition de mettre en place des parcours de remobilisation et d’insertion socio-professionnelle (4-6 mois) faisant du sport un levier d’action et d’accroche avec les bénéficiaires les plus en difficulté́, en leur proposant un suivi individuel renforcé et des solutions concrètes de retour en formation et à l’emploi grâce à l’appui de partenaires de l’insertion et du monde professionnel.

 

 

 

Le ciblage du projet se concentre sur les publics les plus vulnérables, dans l’esprit de l’appel à projet 100% Inclusion. Les jeunes de 16 à 29 ans, en grande difficulté́ d’insertion socioprofessionnelle, constituent la cible prioritaire du projet.

Chaque association a pour objectif d’accompagner 80 jeunes par an (soit un total de 320 jeunes par an pour les 4 structures). Le projet s’étend sur 3 ans et permettra ainsi de toucher 960 jeunes sur 4 territoires. Finalement, ces associations se sont fixées un taux de 50 % de sorties positives (emploi ou formation) et 30% de bénéficiaires remobilisés socialement (pour lesquels des freins ont été progressivement levés).

Parkour 59 (voir présentation du projet) a lancé, en avril 2021, une deuxième promotion de 25 jeunes. Actuellement les jeunes se trouvent dans la phase d'accompagnement socioprofessionnel. Cet accompagnement socio-professionnel consiste à définir et à mettre en place un plan d’action en vue d’insertion professionnelle à court, moyen ou à long terme en fonction de la situation de la personne. Dans ce cadre, les bénéficiaires seront amenés à :

Rencontrer des rôles modèles de référence (salariés, entrepreneurs, artistes, sportifs racontant les difficultés qu'ils ont rencontrées et la résilience dont ils ont fait preuve) ;

Participer à des chantiers citoyens ;

Participer à des ateliers de développement personnel (gestion des émotions, confiance en soi, motivation, etc.) ;

Continuer à acquérir des compétences socio-professionnelles (la posture, l'adaptabilité, la gestion du temps, etc.) ;

Se préparer à l’intégration au marché du travail (ateliers CV, lettre de motivation, exposer sa présentation en 2min, développer son réseau, etc.) ;

Participer à des défis sportifs à l’échelle locale/nationale.

Le sport, un outil incontournable pour une insertion sociale et professionnelle réussie 

Le sport est notre ligne directrice. La construction d'un parcours d'insertion n'est pas de tout repos et parfois cela peut décourager certaines personnes. Le sport peut devenir un élément booster, un outil de coaching pour la préparation mentale qui va renforcer la motivation, la confiance en soi et participer au bien-être global des publics.

L’accompagnement socioprofessionnel par le biais des chantiers citoyens 

Les chantiers citoyens sont un outil de (re)socialisation et de renforcement des softs skills. Les individus vont collaborer sur des chantiers co-construits avec des acteurs locaux et pourront réaliser des actions qui profiteront aux habitants. Ainsi ils sont accompagnés et participent à des actions qui permettront l’accompagnement d’autres publics. La relation est donc équilibrée dans le principe de réciprocité. Boris Cyrulnik a écrit que "le meilleur tranquillisant naturel, c'est le sentiment d'appartenance". Alors, en travaillant à l'insertion avec les personnes les plus éloignées qui sont parfois victimes de discrimination et d’exclusion, Trajectoires propose de travailler sur le lien social pour anticiper ou « soigner » les déchirures et mettre fin aux ruptures. Les chantiers citoyens seront réalisés à l’échelle régionale (Ile-de-France, Grand Est et Hauts-France), entre les 3 régions d’intervention et/ou à l’échelle nationale sous réserve d’un contexte sanitaire favorable.


Des centaines d’emplois pour les jeunes issus des QPV - Projet Pic : 100% inclusion La fabrique de la remobilisation

Sept fédérations sportives s’engagent dans un projet national d’inclusion par le sport (100% inclusion La fabrique de la remobilisation) avec pour objectif d’insérer des jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville dans le monde de l’emploi (Fédération Française de Judo, Fédération Française de Basketball, Fédération Française des Clubs Omnisports, Fédération Française de Boxe, Fédération Française de Badminton, Fédération Française de Tennis de Table, Fédération Française d’Athlétisme).

Le projet est né d’un diagnostic simple : la crise sanitaire a eu un lourd impact sur le taux de chômage des jeunes. Selon les derniers chiffres du chômage publiés, au troisième trimestre de 2020, 21,8% des jeunes de 18 à 25 ans étaient au chômage, soit 619 000 jeunes (hausse de 16% en un an). Les jeunes résidants en QPV sont deux fois plus touchés par le chômage que les jeunes des quartiers environnants.

L’activité sportive constitue un « levier d’accroche » formidable pour toucher les jeunes des QPV, parfois éloignés de l’emploi et des structures institutionnelles. Il peut construire un dialogue, instaurer des relations régulières et durables avec ces jeunes afin de les aider à construire leur parcours professionnel.

 

 

Le réseau fédéral associatif sportif est un maillage extraordinaire sur l’ensemble du pays (urbain et rural). Les sept fédérations représentant 17 000 clubs et plus de 3 millions de licenciés. Les structures d’inclusion par le sport peuvent offrir un accompagnement qui a fait ces preuves dans l’insertion professionnelle à travers la pratique sportive.

Ce projet est une grande première qui associe plusieurs fédérations sportives et des experts de l’inclusion par le sport. Il s’inscrit pleinement dans un projet fédéral porté par les fédérations sportives qui souhaitent s’engager concrètement dans l’inclusion des jeunes. Il a été co-construit avec une logique innovante de partenariat forte marquée par la mobilisation de plusieurs clubs sportifs sur un même territoire. Au total, le projet sera implanté sur 15 territoires répartis sur 10 régions avec 37 clubs déjà engagés dans des démarches d’éducation/insertion par le sport.

L’objectif final est d’accompagner 20 jeunes par an pour chaque club en 2 promotions (10 jeunes par promotion) soit 740 jeunes par an (dans les 37 clubs) avec pour ambition d’insérer 50 % du public qui participe au dispositif (emploi CDI/CDD, formation, entrepreneuriat…).


Les réunions adhérents de l’ANPSS

L’ANPSS vient de lancer des réunions mensuelles qui aborderont différentes thématiques en lien avec la performance sociale du sport. Le déroulé est simple : l’intervenant se présente et parle de la thématique en question, les participants posent des questions, puis, il y a un temps d’échange entre les participants. Ces réunions ont pour vocation de mettre en relation les adhérents et de leur permettre de débattre et d’échanger sur les bonnes pratiques. L’objectif est de créer un lieu de partage pour les structures socio-sportives afin de favoriser l’émulation d’idées, de projets, de pratiques autour de la performance sociale du sport.

Ces réunions ont lieu tous les mois et vont aborder des thèmes variés qui susciteront l’intérêt de structures qui répondent à des problématiques diverses. Ainsi, tous nos adhérents pourront échanger sur des sujets qui les concernent au quotidien et en découvrir de nouveaux auxquels ils ne sont pas forcément familiers.

Réunion du 26 février : « L’inclusion par le sport »

La première réunion avait pour objectif d’avoir un échange autour de projets portant sur l’inclusion par le sport avec comme invités Larbi Liferki (président de l’association Parkour 59) et Robert Salaün (président de l’association Remise en Jeu). Les deux intervenants ont présenté leur association, toutes deux lauréats d’un PIC (Plan d’Investissement dans les Compétences), et ont par la suite répondu aux questions des participants.

Remise en Jeu : L’association Remise en Jeu a pour objectif d’utiliser le foot comme moyen d’insertion socio-professionnelle. La structure est destinée aux jeunes de 16 à 25 ans en grande difficulté : échecs scolaires, professionnel, familial, social. La formation proposée par l’association Remise en Jeu est complètement individualisée. Elle dure 8 mois, durant lesquelles, l’accompagnement allie la pratique sportive (le matin) et une remise à niveau (l’après-midi), travaillant sur le projet professionnel des jeunes. Lancée en 2010 à Lorient, l’association a démarré avec 2 structures d’insertion par le sport et ne cesse de se développer avec l’ouverture de 10 centres sur l’ensemble de la Région Bretagne.

« Utilisez-vous vos propres structures (dortoirs, salles de cours) ? Lorsque l’on envisage un lancement sur un nouveau territoire, nous avons des pré-requis pour s’assurer du bon fonctionnement. En effet, en termes de matériel, nous avons besoin d’avoir accès à un terrain de foot et des salles de cours pour réaliser notre accompagnement. Ainsi, avant de s’installer sur un territoire, on s’assure de pouvoir avoir accès à ces installations. Est-ce que les bénéficiaires sont rémunérés lors de la formation ? Les stagiaires sont rémunérés au titre de la formation professionnelle continue. »

Parkour 59 : L’association est située dans la région Hauts-de-France qui forme, au travers de l’art du déplacement et du mouvement urbain, tous les publics au dépassement et à l’expression de soi. En 2019, Parkour 59 et 3 autres structures associatives (Élan sportif, Unis vers le sport et Évasion urbaine) se sont réunies pour lancer un projet afin d’insérer les jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville dans le monde de l’emploi. Le programme se déroule en 4 phases :

– Axe 1 : Repérage et Détection des jeunes : aller vers les jeunes (réseaux sociaux, acteurs de terrain, relations avec les autres structures tels que les centres sociaux…)

– Axe 2 : Mobilisation et intégration : fondation d’un groupe de jeunes, séjour pour apprentissage de certaines règles…

– Axe 3 : Accompagnement socio-professionnelle : identification des soft-skills par la pratique sportive, définir le projet professionnel des jeunes…

– Axe 4 : Intégration et sécurisation dans l’emploi : stages en immersion, échanges avec les entreprises…

« Est-ce que ce projet vous a permis d’aller chercher de nouveaux partenaires financiers ?

En effet, ce projet permet de pouvoir avoir un autre discours auprès de nos partenaires historiques (sport) et d’aller à la porte de nouveaux partenaires (politique de la ville, emploi, insertion…). Par ailleurs, être lauréat d’un PIC, appel à projet national est un crédit supplémentaire auprès des partenaires locaux.

Est-ce que vous avez pour objectif de développer ce projet vers d’autres sports ?

Dans le projet Trajectoires, il est prévu de rédiger un guide pour les structures qui veulent adapter ce projet sur leurs territoires avec pour objectif de démultiplier l’impact de l’insertion par le sport.»

Réunion du 30 mars : « L’évaluation de l’impact des projets d’insertion par le sport »

Le mardi 30 mars a eu lieu la 2ème réunion de l’ANPSS. La thématique de ce rendez-vous était « l’Évaluation de l’impact des projets de l’insertion par le sport ». L’intervenant, Monsieur Nathan Miclo (consultant sport au sein du groupe Pluricité) a tout d’abord évoqué l’intérêt de s’engager dans une démarche d’évaluation de l’impact des projets d’insertions par le sport, puis a présenté les enjeux et les outils. Il a également donné des conseils et des axes de travail aux participants pour leurs activités respectives. Ses préconisations étaient illustrées par des exemples concrets d’expertises terrains réalisés dans le cadre d’évaluation pour des projets d’insertion par le sport.

Lors des moments d’échanges sur les outils proposés par l’intervenant, il y a eu plusieurs questionnements tels que :

« Est-il indispensable de faire intervenir des cabinets experts, pour évaluer l’impact de nos projets d’insertion par le sport ?

Non, cela n’est pas indispensable. Il y a des systèmes d’évaluation que vous pouvez mettre en place en amont de l’intervention d’expert au sein de votre structure. Une structure peut s’autoévaluer à travers les conseils que je vais vous exposer. Cependant la sollicitation de cabinets d’experts permet l’élaboration d’outils adapter aux critères de votre structure. Ce qui engendre la récolte de résultats plus précis, et plus significatifs.»

Les informations concernant ces réunions seront transmises en amont de chacune d’elles et vous pourrez nous contacter par mail (f.beugnier@anpss.fr ou h.llorca@anpss.fr) ou sur nos réseaux sociaux pour vous inscrire ou en savoir plus.


Conseil national des solutions pour l'éducation et l'insertion par le sport

Le Conseil national des solutions pour l’éducation et l’insertion par le sport s’est tenu le 1er février. Organisé par la ville de Garges-lès-Gonesse, il a été introduit par son maire, Benoit Jimenez, et Valérie Pécresse (Présidente de la région Ile-de-France).

Le constat du sport dans les quartiers a été présenté par Gilles Vieille Marchiset (Professeur des Universités à Strasbourg), suivi de la synthèse des réunions régionales qui avaient pour objectif de recenser les besoins des acteurs du territoire. « Lors des réunions avec les acteurs locaux, ils ont imaginé le développement de véritables tiers-lieux sportifs qui permettraient d’abord de faire découvrir une diversité de pratiques sportives et ensuite de pouvoir accompagner les habitants des quartiers. »

Suite à cette introduction, une dizaine de maires ont pu prendre la parole tels que François Baroin (Maire de Troyes et Président de l’Association des Maires de France), Philippe Rio (Maire de Grigny), Catherine Arenou (Maire de Chanteloup-les-Vignes), Gilles Leproust (Maire d’Allonnes), Guillaume Delbar (Maire de Roubaix)… « C’est un évènement important, car si nous voulons éviter qu’une digue républicaine explose dans nos quartiers, il faut que l’état travaille avec nous. Le sport est un droit fondamental pour nos habitants. »

Puis les députés ont également interpellé l’Etat sur la situation du sport dans les quartiers (Régis Juanico, Stéphane Viry, Aude Amadou, Jean Christophe Lagarde, François Pupponi…). Ensuite, la parole a été donnée aux sportifs (Frédéric Thiriez, Larbi Benboudaoud, Jean Claude Perrin, Mahyar Monshipour, Ryadh Sallem et bien d’autres…). « Les éducateurs sont les derniers remparts contre tous les maux que nous avons à régler. Les grands succès de notre pays (médailles, titres) se sont eux, ce sont ceux dans l’ombre qui fabriquent la lumière. »

Ensuite, ce sont les acteurs associatifs et fédéraux, véritables piliers du sport dans nos quartiers tels que Pierre Ganter (DG de la Fédération Française de Voile), Stéphane Nomis (Président de la Fédération Française de Judo), Jean Philippe Acensi (Président de l’ANPSS et de l’APPEL)) qui se sont exprimés : « On a dans les quartiers les plus grands champions, il faut faire en sorte que les jeunes des quartiers puissent également être dans les grandes entreprises ».

Finalement, les maires ont énoncé les 10 propositions pour relancer le sport dans nos territoires carencés. Vous pouvez les retrouver, ainsi que la vidéo de la matinée, sur le site du Grenelle.

 


Unis vers le sport lance une collecte de fonds pour ses écoles en Afrique

L’association Unis vers le sport a ouvert un centre éducatif au Mali en 2008 en partenariat avec l’UNSECO et une école au Sénégal il y a un an avec le soutien de la Fondation UEFA Pour l’Enfance. Ces structures accompagnent des enfants issus de familles en grande difficulté et des enfants de la rue de 6 à 8 ans. Elles représentent aujourd’hui une trentaine de salariés.

La pandémie mondiale de covid-19 empêche l’association Unis vers le sport de réaliser ses voyages solidaires qui lui permettaient d’apporter une aide humaine, matérielle et financière à ces centres éducatifs. Faire un don pour contribuer au développement de ces écoles est le meilleur moyen pour venir en aide à l’association et aux enfants qu’elle prend en charge.

La cagnotte Leetchi est ouverte jusqu’au 20 février 2021 mais il est également possible de faire un don par chèque, par virement bancaire ou directement sur leur site internet avec Paypal. Nous rappelons que tous les dons sont bien évidemment acceptés et que même une petite somme aiderait l’association. Alors n’hésitez pas à soutenir ce beau projet en péril à cause de la crise sanitaire !

 

Plus d’informations sur leur site : https://www.unisverslesport.com/actualites/collecte-de-fonds-pour-nos-centres-ducatifs-uvs-en-afrique

Lien de la cagnotte : https://www.leetchi.com/c/soutien-aux-ecoles-uvs-au-mali-et-au-senegal